Quelles solutions de financement choisir pour ouvrir un restaurant
Comment financer l’ouverture d’un restaurant en 2025 sans mettre en péril votre trésorerie ?
Créer ou reprendre un établissement dans le secteur de la restauration exige bien plus qu’un concept séduisant. C’est un projet de création d’entreprise ambitieux, qui mobilise des ressources importantes dès les premières étapes. Entre le fonds de commerce, l’achat du matériel, les travaux, la constitution des stocks, et le besoin en fonds de roulement, le besoin de financement peut rapidement atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.
Or, selon Bpifrance, plus d’un tiers des échecs de TPE dans les trois premières années sont liés à une mauvaise anticipation des besoins financiers. C’est dire à quel point le plan de financement est une brique stratégique de votre réussite.
Heureusement, il existe aujourd’hui une grande diversité de solutions de financement adaptées à chaque profil : prêt bancaire, crédit-bail, aides publiques, financement participatif, investisseurs privés, ou encore prêt d’honneur. Ces options peuvent se cumuler ou se compléter selon la structure juridique, le montant des apports personnels, ou encore le stade de maturité du projet.
Dans cet article, Norm’Cuisines vous accompagne pas à pas pour identifier les modes de financement les plus pertinents pour votre restaurant. Vous découvrirez :
● Comment structurer un dossier de demande de financement crédible et solide.
● Quelles sont les aides financières mobilisables à la création ou à la reprise d’un restaurant.
● Quels sont les partenaires financiers ou dispositifs qui peuvent réellement faire la différence.
Notre objectif est vous aider à réunir le financement nécessaire pour démarrer dans les meilleures conditions et bâtir un établissement pérenne.
Vous êtes porteur de projet, chef d’entreprise, ou repreneur ? Il est temps de lever le voile sur les sources de financement disponibles pour concrétiser votre ambition.
Pourquoi faut-il anticiper le financement de son restaurant dès les premières étapes du projet ?
Parce qu’un projet de création d’entreprise dans la restauration ne se construit pas uniquement autour d’une idée ou d’un concept. Il repose sur une structure financière solide dès le départ. Trop souvent, les porteurs de projet sous-estiment l’envergure des besoins de financement ou pensent pouvoir ajuster leur budget en cours de route. C’est une erreur qui peut coûter cher.
Anticiper, c’est maîtriser
Un plan de financement structuré vous permet :
● De chiffrer précisément les besoins (fonds de commerce, matériel, licences, communication, stock initial, BFR…).
● De justifier chaque dépense auprès d’un banquier, d’un investisseur ou d’un organisme accordant des aides financières.
● De prévoir un fonds de roulement suffisant pour absorber les imprévus.
● D’adapter les types de financement choisis : apport personnel, prêt bancaire, financement participatif, prêt d’honneur, leasing, etc.
Une trésorerie insuffisante ou un business plan mal calibré peuvent rapidement vous exposer à un endettement non maîtrisé, des refus de prêt professionnel, ou pire : une incapacité à finaliser l’ouverture.
Ce que votre plan de financement doit intégrer
Un prévisionnel fiable inclut :
● Les apports en numéraire et en nature.
● Les sources de financement mobilisables.
● Les mensualités de remboursement des emprunts (emprunt bancaire, microcrédit, leasing…).
● Le besoin en fonds de roulement (BFR) sur les 6 à 12 premiers mois.
● Les échéances fiscales et sociales à venir.
Vous montrez ainsi à vos partenaires financiers que vous avez une vision claire du financement du projet, et que vous êtes capable de gérer votre entreprise avec rigueur.
Un conseil d’expert
Bpifrance, Initiative France ou le Réseau Entreprendre insistent tous sur ce point : un financement bien anticipé, c’est souvent la différence entre un projet qui voit le jour et un projet qui reste bloqué au stade de l’idée.
Ne sous-estimez pas cette étape. Elle conditionne l’ensemble de la suite, la levée de fonds, le choix des équipements, la négociation des loyers, ou encore le type de crédit-bail à envisager.
Quelles sont les solutions bancaires classiques pour financer un restaurant ?
Lorsqu’il s’agit de financer un projet de création ou de reprise d’entreprise, les banques restent le premier interlocuteur des porteurs de projet. Pourtant, chaque type de financement bancaire a ses spécificités, ses exigences et ses avantages à évaluer selon votre situation financière, vos apports et vos objectifs à court, moyen ou long terme.
Le prêt bancaire professionnel
C’est la forme de financement la plus répandue dans le secteur de la restauration. Il permet de couvrir une grande partie du budget d’investissement initial : fonds de commerce, matériel, travaux, ou besoin en fonds de roulement.
Mais pour obtenir un prêt, vous devez convaincre votre établissement bancaire. Cela implique de :
● Présenter un business plan complet (prévisionnel, stratégie commerciale, étude de marché…) ;
● Justifier d’un apport personnel suffisant (souvent entre 20 % et 40 %) ;
● Fournir des garanties solides (hypothèque, nantissement, caution personnelle…).
Bon à savoir : les banquiers sont généralement plus ouverts aux repreneurs d’entreprise qu’aux créateurs d’entreprise sans expérience.
Le crédit-bail (ou leasing)
Alternative au prêt classique, le crédit-bail permet de financer des équipements professionnels sans les acheter immédiatement. C’est une location avec option d’achat ainsi vous payez des mensualités fixes, puis vous choisissez à la fin du contrat si vous souhaitez acquérir le matériel.
Idéal pour :
● Préserver votre trésorerie.
● Eviter un endettement bancaire trop élevé.
● Renouveler facilement vos équipements tous les 3 à 5 ans.
Ce mode de financement est particulièrement adapté pour l’achat de matériel de cuisine professionnelle, notamment dans le cadre d’une location longue durée.
Le prêt à taux zéro et le prêt d’honneur (en complément)
Bien qu’ils ne soient pas exclusivement bancaires, ces prêts personnels sans intérêt sont souvent utilisés pour renforcer les fonds propres dans un dossier bancaire. C’est un effet de levier fort pour accéder à un financement bancaire plus important.
Vous pouvez les obtenir auprès de réseaux comme Initiative France ou le Réseau Entreprendre. Leur montant peut aller de 3 000 à 50 000 €, selon votre éligibilité.
Le microcrédit professionnel
Si vous êtes exclu du circuit bancaire classique (revenus faibles, projet modeste), le microcrédit peut être une solution de financement utile. Proposé notamment par l’Adie, il est plafonné à 12 000 € et peut permettre de financer des projets de démarrage ou du petit matériel.
À retenir
Les financements bancaires sont incontournables mais exigent :
● Une préparation rigoureuse.
● Une vision claire de votre plan de financement.
● Un bon équilibre entre fonds propres, emprunts et sources de financement complémentaires.
Vous ne devez pas seulement chercher à obtenir un financement, vous devez rassurer vos financeurs en leur prouvant que votre entreprise pourra rembourser dans des conditions saines.
Chez Norm’Cuisines, nous accompagnons aussi nos clients dans le choix de la solution de financement la plus adaptée à leur projet et à leur matériel. Un investissement bien structuré, c’est un restaurant qui démarre fort.
Quelles aides publiques pouvez-vous mobiliser pour financer l’ouverture de votre restaurant ?
Lorsque l’on parle de financement de projet d’entreprise, on pense souvent en priorité à l’emprunt bancaire. Pourtant, il existe de nombreuses aides publiques, subventions et dispositifs d’accompagnement pouvant vous donner un véritable coup de pouce pour financer votre restaurant. Trop souvent méconnues ou mal exploitées, ces sources de financement peuvent pourtant alléger significativement votre plan de financement initial.
Des aides à la création ou reprise d’entreprise
Certaines aides financières nationales s’adressent directement aux créateurs ou repreneurs d’entreprise, sous conditions de statut ou de territoire :
● ACRE : exonération partielle des charges sociales la première année.
● ARCE : conversion d'une partie des droits Pôle Emploi en capital pour financer le lancement.
● ARE : maintien partiel des allocations chômage en cas de revenus faibles au démarrage.
● NACRE : accompagnement à la structuration financière et montage de projet.
● CAPE : contrat d’appui au projet d’entreprise avec appui méthodologique et parfois matériel.
Certaines de ces aides sont cumulables et peuvent permettre de financer la création de manière progressive et sécurisée.
Des subventions territoriales à explorer
Les régions, départements, communautés de communes, collectivités locales ou CCI proposent également des aides à la création ou à l’investissement. Il peut s’agir :
● De subventions à l’installation en zone rurale ou en centre-ville.
● D’exonérations fiscales temporaires (ZRR, QPV…).
● De primes à l’embauche ou à la formation du personnel.
● De financements à l’aménagement (accessibilité PMR, rénovation énergétique…).
● De bourses à l’entrepreneuriat innovant, à l’ESS ou aux TPE en développement.
Ces dispositifs dépendent de votre localisation, de votre secteur (restauration, CHR), et de la nature de votre projet d’entreprise. Le site Bpifrance Création est un bon point de départ pour trouver les aides éligibles.
Le rôle des garanties publiques
Certaines structures comme France Active, les sociétés de caution mutuelle (SCM) ou Bpifrance peuvent vous aider à obtenir un prêt bancaire en garantissant une partie de votre demande de crédit. Cela permet de réduire les exigences en termes de fonds propres ou de caution personnelle.
Exemples :
● Garantie France Active (jusqu’à 65 % du prêt).
● Garantie Égalité Territoires ou Égalité Femmes.
● Fonds de garantie Bpifrance, notamment en cas de reprise d’entreprise.
Pourquoi intégrer ces aides dans votre stratégie ?
Mobiliser ces aides à la création, c’est :
● Réduire le besoin de financement initial.
● Limiter l’endettement.
● Crédibiliser votre projet de création d’entreprise auprès des banquiers et financeurs.
● Sécuriser votre trésorerie sur les premiers mois.
Les aides publiques sont bien plus qu’un complément. Bien utilisées, elles peuvent devenir un levier majeur pour obtenir un financement, structurer votre plan de financement, et booster votre capacité à lever d’autres fonds.
Existe-t-il des alternatives au prêt bancaire classique pour renforcer son plan de financement ?
Oui, et elles peuvent faire toute la différence. Si vous êtes porteur de projet dans la restauration, il existe plusieurs solutions de financement complémentaires aux prêts bancaires : prêt d’honneur, garanties publiques, ou encore avances en compte courant. Ces outils permettent souvent de débloquer un financement bancaire, ou de renforcer les fonds propres nécessaires à la création ou à la reprise de votre restaurant.
Le prêt d’honneur, un vrai tremplin à taux zéro
Le prêt d’honneur est un crédit personnel sans intérêt, sans garantie ni caution exigée. Il est accordé à l’entrepreneur – et non à l’entreprise – et son objectif est clair : renforcer les apports dans le dossier de financement global.
Il est proposé par des réseaux comme :
● Initiative France (jusqu’à 50 000 € selon les territoires).
● Réseau Entreprendre (jusqu’à 100 000 € pour les projets à fort potentiel).
● Ou encore des plateformes régionales, selon votre implantation.
Les avantages du prêt d'honneur :
● Il facilite l’obtention d’un prêt bancaire en jouant un effet de levier.
● Il vous donne accès à un accompagnement personnalisé (suivi, mentorat, mise en réseau).
● Il ne pèse pas sur l’endettement de l’entreprise, car il est contracté à titre personnel.
Selon Initiative France, chaque euro prêté génère en moyenne 8 € de financements bancaires associés.
Les garanties pour convaincre votre banquier
Vous n’avez pas de caution personnelle solide à présenter ? Certains organismes publics peuvent se porter garants pour vous, en prenant en charge une partie du risque bancaire.
Parmi les principaux acteurs :
● Bpifrance : garanties “Création” et “Transmission” (jusqu’à 70 % du montant du prêt).
● France Active : garanties solidaires pour les projets à impact social, territorial ou environnemental.
● SCM (sociétés de caution mutuelle) comme la SIAGI, spécialisée dans l’artisanat et le commerce de proximité.
Ces garanties bancaires permettent aux banquiers d’être rassurés, tout en réduisant votre besoin de fonds propres ou d’apports en numéraire.
Les apports en compte courant d’associé : un soutien interne souvent stratégique
Si vous créez votre entreprise à plusieurs, ou si vous avez une structure existante, vous pouvez injecter des fonds via un compte courant d’associé.
Ces apports en numéraire, bien qu’ils ne constituent pas du capital social, peuvent :
● Servir à financer votre trésorerie ou vos premiers investissements.
● Etre rémunérés ou remboursés ultérieurement, selon les conditions définies.
● Améliorer la structure financière de l’entreprise vis-à-vis des financeurs.
Ces alternatives de financement ne remplacent pas un emprunt bancaire, mais elles le facilitent, le complètent, et renforcent votre crédibilité financière. Elles sont particulièrement utiles pour :
● Les TPE en phase d’amorçage.
● Les demandeurs d’emploi ou jeunes créateurs d’entreprise.
● Les projets à fort potentiel, mais à capital limité.
Le financement participatif est-il une solution crédible pour ouvrir un restaurant ?
Absolument. En plus de permettre de financer un projet, le financement participatif ou crowdfunding, vous aide à valider votre concept, à fédérer une communauté, et à créer une visibilité précieuse avant l’ouverture.
C’est un mode de financement alternatif qui connaît une croissance soutenue, notamment dans les secteurs à forte dimension humaine comme la restauration.
Trois formes de financement participatif adaptées à la restauration
Le don avec contrepartie
C’est la forme la plus courante. Vous collectez des fonds auprès de particuliers, en échange de récompenses (repas gratuits, invitation à l’inauguration, menu exclusif…).
Ce format est idéal pour les créateurs d’entreprise qui souhaitent mobiliser leur réseau local.
Le prêt participatif (crowdlending)
Il s’agit ici d’un emprunt remboursable, avec ou sans intérêt. Ce crédit professionnel est contracté auprès de prêteurs particuliers, via une plateforme de financement agréée.
La prise de participation au capital (crowdequity)
Des investisseurs deviennent actionnaires de votre entreprise. Ce type de levée de fonds est plutôt réservé aux projets à fort potentiel de croissance ou innovants (ex : franchise, concept différenciant).
Pourquoi intégrer le crowdfunding à votre plan de financement ?
Le financement participatif n’est pas seulement une source de liquidité. C’est aussi un outil stratégique pour :
● Compléter vos fonds propres ou votre apport personnel.
● Renforcer la crédibilité de votre dossier auprès d’un banquier ou de Bpifrance.
● Limiter l’endettement classique (ou le différer).
● Tester l’adhésion du public à votre concept avant même d’ouvrir.
Certaines plateformes spécialisées comme Ulule, KissKissBankBank, Tudigo ou MiiMOSA sont parfaitement adaptées aux porteurs de projets dans la restauration et accompagnent les créateurs dans la structuration de leur campagne.
Clés de réussite pour une campagne efficace
Pour obtenir des financements via une campagne participative, vous devez :
● Soigner votre storytelling (valeurs, vision, concept).
● Définir des objectifs réalistes (montant, durée, paliers).
● Prévoir des contreparties attractives.
● Mobiliser activement votre réseau personnel et local.
● Assurer un suivi régulier auprès de vos contributeurs.
N’oubliez pas : la majorité des campagnes réussies le sont grâce à un fort relais local et à une communication efficace sur les réseaux sociaux.
Le financement participatif est un levier puissant pour les chefs d’entreprise en devenir. Il combine recherche de financement, validation de marché et développement de notoriété. Bien utilisé, il peut devenir un élément structurant de votre plan de financement, aux côtés d’un prêt bancaire, d’un prêt d’honneur ou d’un apport en compte courant.
Est-il possible d’attirer des investisseurs privés pour financer un restaurant ?
Oui, et cela peut même être un véritable accélérateur pour votre projet. Si votre concept se distingue par son potentiel de croissance, son originalité ou sa capacité à répondre à une nouvelle demande, des investisseurs privés peuvent être intéressés par une prise de participation dans votre entreprise. Deux profils principaux existent : les business angels et les fonds de capital-investissement.
Les business angels ? plus qu’un financement, un accompagnement
Un business angel est un investisseur individuel, souvent ancien dirigeant ou entrepreneur, qui injecte une part de son patrimoine personnel dans des projets portés par des créateurs d’entreprise.
Mais il ne se contente pas d’apporter du capital : il partage aussi son réseau, ses conseils stratégiques, voire son expertise sectorielle.
Leur objectif : accompagner une entreprise dans sa croissance et en retirer une plus-value à la revente.
Avantages pour votre restaurant :
● Apport de fonds propres sans générer d’endettement.
● Effet de levier pour obtenir un prêt bancaire plus facilement.
● Renforcement de la crédibilité du projet auprès des partenaires financiers.
Où les trouver ?
● Réseaux comme France Angels, Femmes Business Angels, Euroquity.
● Clubs régionaux d’investisseurs privés.
● Plateformes de crowdlending avec option equity.
Le capital-investissement pour les projets ambitieux ou en développement
Le capital-investissement (ou capital risque, selon le stade du projet) désigne l’intervention de fonds d’investissement spécialisés dans le financement d’entreprises non cotées à fort potentiel.
C’est une solution de financement adaptée si :
● Vous développez un concept innovant, scalable ou différenciant.
● Vous prévoyez une franchise ou une chaîne de restaurants.
● Vous cherchez à lever plusieurs centaines de milliers d’euros.
Des fonds spécialisés dans l’alimentaire existent, comme French Food Capital, qui investit dans des concepts de restauration prometteurs.
Avantages :
● Levée de fonds importante pour accélérer le développement.
● Expertise en structuration d’entreprise, développement commercial et expansion géographique.
● Apport de méthodes, suivi et parfois mise à disposition de ressources opérationnelles.
Ce qu’il faut anticiper
Faire entrer un investisseur dans le capital implique :
● Une cession partielle de votre entreprise.
● Un pacte d’associés clair, notamment sur les modalités de sortie (rachat, revente…).
● Une gouvernance partagée à définir.
Si vous êtes porteur de projet ambitieux, le recours à des investisseurs privés peut être une source de financement structurante. En complément ou en alternative à un crédit bancaire, il permet de renforcer vos fonds propres, d’éviter un surendettement précoce, et de crédibiliser votre projet de création d’entreprise.
Qu’est-ce que le prêt brasseur et dans quels cas peut-il vous aider à financer votre restaurant ?
Souvent méconnu, le prêt brasseur peut pourtant être un véritable atout pour les porteurs de projet dans le secteur de la restauration, notamment pour les bars, cafés ou établissements avec une offre boisson significative. Il s’agit d’un accord de financement proposé par un fournisseur de boissons (souvent une brasserie), en échange d’un engagement commercial de votre part.
Le prêt brasseur, comment ça fonctionne ?
Le principe est simple : un fournisseur vous apporte un coup de pouce financier ou matériel pour soutenir votre lancement ou votre développement. En contrepartie, vous vous engagez à :
● Vous approvisionner exclusivement chez lui pendant une période définie (généralement 3 à 5 ans).
● Atteindre un volume de commande minimum annuel.
● Respecter les modalités contractuelles prévues dans l’accord (exclusivité, installation de matériel, visibilité de la marque…).
Ce mode de financement peut être formalisé par :
● Un prêt financier (somme versée en numéraire pour financer une partie de votre fonds de roulement ou de votre équipement).
● Un prêt de matériel (tireuse à bière, mobilier, machine à café, parasols, enseigne…).
À quoi peut servir un prêt brasseur ?
Le prêt brasseur peut permettre de financer :
● Une partie du matériel de bar ou de terrasse.
● Des travaux d’aménagement.
● Des investissements ponctuels (remplacement de matériel vieillissant, amélioration de l’accueil client, décoration…).
Il constitue donc une solution de financement à court ou moyen terme, en complément d’un crédit bancaire, d’un leasing, ou d’un apport personnel.
Les points de vigilance
Même si cette option semble simple à première vue, elle comporte des engagements à ne pas négliger :
● Contrat exclusif : vous ne pourrez pas proposer d'autres marques de boissons, ce qui peut limiter votre liberté commerciale.
● Tarifs négociés : ils sont parfois moins compétitifs que ceux obtenus sur le marché libre.
● Volume de vente minimum : si vous ne l’atteignez pas, des pénalités financières peuvent s’appliquer.
● Clause de porte-fort : si vous cédez votre fonds de commerce avant la fin du contrat, votre successeur devra reprendre l’accord.
Avant de signer, pensez à faire relire le contrat par un expert (avocat, expert-comptable, CCI), et à évaluer l’impact sur votre marge brute.
Le prêt brasseur est un mode de financement spécifique, adapté à certains types d’établissements (bar à vin, pub, brasserie, bar-restaurant…). Il peut alléger vos besoins en fonds propres, réduire vos investissements de démarrage et sécuriser une partie de votre matériel professionnel.
Cependant, il doit être intégré à une stratégie globale de financement : il ne remplace pas un plan de financement structuré, mais vient le compléter.
Quel mix de financements choisir selon votre profil de porteur de projet ?
Il n’existe pas une seule façon de financer un projet de création d’entreprise. Votre profil entrepreneurial, vos ressources personnelles et la nature de votre concept influencent directement le plan de financement le plus adapté. Pour maximiser vos chances d’obtenir un financement, il est essentiel d’assembler plusieurs sources de financement complémentaires, en jouant sur les effets de levier et les aides disponibles.
Vous êtes primo-créateur sans apport personnel ?
Commencez par activer tous les dispositifs d’aides publiques accessibles :
● ACRE, ARCE, ARE, si vous êtes demandeur d’emploi.
● Prêt d’honneur via Initiative France ou Réseau Entreprendre (souvent accordés sans apport).
● Microcrédit via l’Adie (jusqu’à 12 000 €).
Couplez cela avec :
● Du financement participatif pour mobiliser votre réseau local.
● Un prêt bancaire modeste, adossé à une garantie Bpifrance ou France Active.
Objectif : réunir progressivement vos fonds propres en cumulant plusieurs solutions de financement à taux zéro ou avec conditions souples.
Vous reprenez un restaurant existant ?
Dans ce cas, votre besoin de financement est plus conséquent mais aussi mieux justifiable grâce à des bilans comptables existants.
Voici une stratégie possible :
● Emprunt bancaire principal (avec garanties type nantissement du fonds de commerce).
● Apport personnel renforcé par un compte courant d’associé ou un love money.
● Prêt brasseur si une grande part de l’activité repose sur la vente de boissons.
● Fonds de garantie Bpifrance pour sécuriser l’accord bancaire.
Pensez à intégrer dans votre plan un besoin en fonds de roulement (BFR) suffisant pour les premiers mois.
Vous développez un concept innovant ou à fort potentiel ?
Votre projet intéressera peut-être des investisseurs privés :
● Business angels pour des tickets entre 10 000 € et 100 000 €.
● Capital investissement si vous ambitionnez de créer un réseau (franchise, food court, dark kitchen…).
Complétez avec :
● Une levée de fonds participative (equity crowdfunding).
● Un apport personnel solide pour garder la main sur votre capital.
● Un crédit-bail pour l’équipement, permettant de préserver votre trésorerie.
Ce type de profil nécessite un business plan très structuré, une étude de marché poussée et un discours d’amorçage clair.
Vous êtes une petite entreprise en développement ?
Vous avez déjà une activité, mais souhaitez rénover votre cuisine, moderniser votre équipement, ou agrandir votre établissement ?
Voici un mix souvent pertinent :
● Crédit professionnel sur 3 à 7 ans pour financer l’investissement.
● Leasing ou location financière pour du matériel évolutif.
● Subventions régionales ou aides à la modernisation (ex : accessibilité, ergonomie, transition énergétique).
● Affacturage ou découvert bancaire si vous avez des besoins ponctuels en trésorerie.
Votre mix de financements dépend :
● De votre statut (créateur, repreneur, développeur).
● De vos apports personnels (numéraire, nature, compte courant).
● Du niveau de risque perçu par les financeurs.
● Et de votre capacité à structurer un plan de financement cohérent.
Comment passer de l’idée à la concrétisation de votre projet de restaurant sans freins financiers ?
Vous l’avez vu tout au long de cet article, il existe une multitude de solutions de financement pour répondre aux différents profils de porteurs de projet. Qu’il s’agisse de prêts bancaires, de financement participatif, d’aides publiques, de business angels, ou encore de prêts d’honneur, chaque mode de financement présente ses avantages selon votre stratégie, votre structure et vos ambitions.
Mais encore faut-il savoir les activer au bon moment, et surtout, les articuler entre eux. C’est là que nous intervenons.
Chez Norm’Cuisines, on ne fait pas que vendre du matériel professionnel.
Notre mission est de vous accompagner dès la phase de création de votre établissement. Nous comprenons les contraintes de trésorerie, les délais parfois serrés, les besoins en fonds propres qui freinent l’investissement initial.
C’est pourquoi nous vous proposons des solutions de financement adaptées, en lien avec la réalité terrain du secteur CHR.
En particulier, nous mettons à votre disposition des formules de crédit-bail et de location financière pour vous permettre de vous équiper sans mobiliser immédiatement de gros capitaux.
Le principe :
● Vous payez sous forme de mensualités fixes.
● Vous préservez votre fonds de roulement.
● Vous gardez de la flexibilité pour vos autres besoins de financement (communication, recrutement, stocks…).
En savoir plus sur nos solutions de financement via le crédit-bail et la location financière : accédez à notre page dédiée ici.
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